Nous étions prévenus. Depuis des mois, les alliés des États-Unis au Moyen-Orient regardaient avec inquiétude les négociations entre Washington et Téhéran. L’annonce est tombée le 16 juin : un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran. Notre première question est simple : qu’ont obtenu les Iraniens, et qu’ont cédé les Américains ?
Car c’est bien là le cœur du problème. Le programme nucléaire iranien ? Pas mentionné. L’arsenal balistique ? Pas évoqué. Le Hezbollah ? Pas effleuré. En échange, une levée des sanctions et une reconnaissance de facto du régime.
Nous avons déjà vécu cette histoire. En 2015, le JCPOA promettait de contenir l’Iran. Résultat : l’Iran a continué d’enrichir, a soutenu ses proxys et a utilisé l’argent dégelé pour financer son expansion. L’accord n’a pas contenu l’Iran. Il l’a financé.
« L’accord n’a pas contenu l’Iran. Il l’a financé. »
Nous pensions que Donald Trump, qui avait dénoncé le JCPOA, ferait mieux. Mais voilà que son administration négocie un nouvel accord qui ressemble à celui qu’il avait tant critiqué. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
C’est la crédibilité des États-Unis comme garant de la sécurité de leurs alliés qui est en cause. Si l’Amérique signe avec ses ennemis sans protéger ses amis, quel message envoie-t-elle au monde ?
« Israël se trouve dans une position intenable : l’accord ne prévoit aucune limitation des capacités balistiques iraniennes. »
L’histoire retiendra que le 16 juin 2026, l’Amérique a choisi la facilité plutôt que la fermeté. Et que ses alliés en paieront le prix.
